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MADAGASCAR - FMI | 155 millions USD à décaisser

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le 30 septembre 2026, le décaissement de 114,052 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 155 millions de dollars, au titre des troisième et quatrième revues conjointes du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Cette enveloppe représente environ 675 milliards d’ariary et intervient dans un contexte économique particulièrement contraint pour Madagascar.


Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le 30 septembre 2026, le décaissement de 114,052 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 155 millions de dollars, au titre des troisième et quatrième revues conjointes du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).


Le financement est réparti entre environ 100 millions de dollars au titre de la FEC et 55 millions de dollars au titre de la FRD. Son déblocage constitue un apport de liquidités pour un État confronté à des besoins importants de financement, alors que les perspectives économiques restent affectées par plusieurs chocs externes et internes. Le FMI estime la croissance réelle à 3,8 % en 2026, après 3,1 % en 2025. L’approbation intervient alors que Madagascar doit composer avec les conséquences de plusieurs événements climatiques, la hausse des prix internationaux du pétrole et les répercussions économiques de la situation géopolitique au Moyen-Orient. Selon le FMI, ces facteurs devraient notamment contribuer à élargir le déficit courant à 8,3 % du PIB en 2026, contre 6 % en 2025.


Dans ce contexte, les ressources mobilisées doivent contribuer à préserver la stabilité macroéconomique tout en donnant au gouvernement une marge de manœuvre pour répondre aux besoins prioritaires. La question budgétaire reste cependant centrale. L’enjeu ne consiste pas uniquement à mobiliser des ressources extérieures, mais également à renforcer les recettes intérieures et la capacité de l’État à financer durablement ses politiques publiques. Le FMI souligne d’ailleurs la nécessité de poursuivre les réformes destinées à améliorer la mobilisation des recettes domestiques. L’institution insiste également sur l’application complète du mécanisme automatique de fixation des prix des carburants, avec l’objectif de réduire progressivement la pression exercée par les subventions sur les finances publiques.


Une partie importante des enjeux économiques concerne également les entreprises publiques, en particulier la JIRAMA. Le FMI considère que la mise en œuvre rapide du plan de redressement de la compagnie doit contribuer à améliorer la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et en eau, tout en réduisant les contraintes qui pèsent sur les finances publiques. Parallèlement, les autorités entendent préserver les dépenses consacrées à l’éducation, à la santé et à la protection sociale. Cette orientation intervient alors que les marges budgétaires demeurent limitées et que les besoins de reconstruction et d’investissement restent importants.


L’enjeu sera donc de concilier plusieurs impératifs : stabiliser les comptes publics, protéger les dépenses sociales essentielles, soutenir la reprise économique et renforcer la résilience du pays face aux chocs climatiques et extérieurs. Le nouveau décaissement constitue ainsi un soutien financier immédiat, mais il ne règle pas à lui seul les déséquilibres structurels de l’économie malgache. La soutenabilité des finances publiques dépendra notamment de l’évolution des recettes, des dépenses liées aux entreprises publiques, des prix de l’énergie et des conditions extérieures. Le financement accordé dans le cadre de la FRD apporte, de son côté, une dimension supplémentaire liée à la résilience climatique. Pour Madagascar, particulièrement exposé aux catastrophes naturelles, cette composante peut contribuer à intégrer davantage les enjeux climatiques dans les politiques économiques et budgétaires.