Mis en œuvre à Madagascar sur la période 2025-2029, le projet EAGER (East Africa Girls’ Empowerment and Resilience) entend renforcer l’accès des jeunes femmes à l’emploi et à l’entrepreneuriat. Financé par le Groupe de la Banque mondiale et exécuté par le Fonds d’intervention pour le développement (FID), le programme couvre 16 régions du pays et vise au total 60 000 bénéficiaires.
Le dispositif repose sur plusieurs volets destinés à faciliter l’insertion professionnelle. Les participantes peuvent notamment bénéficier de formations techniques et comportementales conçues en fonction des besoins du marché du travail, ainsi que d’un accompagnement individualisé. Le programme prévoit également un système de mentorat et une mise en relation avec des acteurs du secteur privé. L’entrepreneuriat constitue un autre axe du projet. Les jeunes femmes souhaitant développer une activité peuvent participer au Concours de plans d’affaires simplifiés (COPA). Les candidates dont les projets sont retenus peuvent accéder à un financement non remboursable destiné à soutenir le démarrage ou le développement de leur activité.
Le volet consacré à la transition vers l’emploi et à la transformation économique est placé sous la tutelle du ministère de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé. Il s’inscrit dans le cadre d’un partenariat technique et financier entre les autorités malgaches et la Banque mondiale. Les objectifs du programme font écho aux difficultés rencontrées par une partie des jeunes femmes en matière d’insertion professionnelle. Dans la région Anôsy, ces problématiques ont notamment été évoquées lors d’une mission conjointe organisée récemment par les différentes parties prenantes à Taolagnaro, également connue sous le nom de Fort-Dauphin.
Parmi les principales préoccupations exprimées figurent l’accès à un emploi stable, les difficultés à obtenir des financements pour lancer une activité et le manque de formations reconnues. Ces contraintes constituent autant d’obstacles à l’entrée durable des jeunes femmes sur le marché du travail. « Le projet EAGER est une réponse concrète à ces attentes, ici dans l’Anôsy comme dans les autres régions d’intervention à Madagascar », a déclaré le ministre de tutelle, Raharimanjato Ny Riana Nampoina. À l’échelle nationale, plus de 14 000 jeunes femmes se sont déjà inscrites au programme. Pour élargir l’accès au dispositif, les responsables du projet ont décidé de prolonger la période d’inscription jusqu’au 30 septembre 2026.
Cette prolongation doit permettre à davantage de candidates de se faire connaître et, sous réserve de leur éligibilité, d’intégrer les différents parcours proposés. L’accompagnement prévu couvre plusieurs étapes, depuis la formation jusqu’à la recherche d’un emploi ou au développement d’une activité entrepreneuriale. « Grâce au fort engagement du gouvernement malgache et au soutien du Groupe de la Banque mondiale, le projet EAGER est en mesure de proposer un accompagnement complet, de la formation à l’insertion », a indiqué Raboanary Vero, directrice du projet EAGER. Avec un objectif de 60 000 bénéficiaires sur cinq ans, le programme constitue l’un des dispositifs consacrés à l’employabilité et à l’autonomisation économique des jeunes femmes à Madagascar. Son efficacité dépendra notamment de la capacité des formations proposées à répondre aux besoins réels des entreprises et de l’accès des bénéficiaires aux opportunités d’emploi et de financement.
