Le tourisme comorien connaît une dynamique de reprise solide et structurée, portée par une vision de développement durable et des investissements ciblés. C’est le constat dressé par Abubakar Ben Mahamoud, ministre de l’Environnement chargé du Tourisme, qui revient sur les performances récentes du secteur et les grandes orientations à venir.
Après plusieurs années de croissance continue, le tourisme comorien a subi un coup d’arrêt brutal en 2020 avec la fermeture des frontières liée à la pandémie de Covid-19. Toutefois, la reprise observée depuis 2021 confirme la résilience du secteur. Les arrivées touristiques sont passées de 28 800 visiteurs en 2021 à plus de 80 000 en 2024, une progression soutenue qui s’explique notamment par le retour des liaisons aériennes, l’accueil de croisières internationales et une attractivité croissante de la destination. Cette évolution se reflète également dans les recettes touristiques, traduisant une meilleure contribution du secteur à l’économie nationale.
Pour le ministre, il ne s’agit pas d’une croissance soudaine, mais d’un développement maîtrisé et progressif, en cohérence avec la volonté de promouvoir un tourisme durable, mieux réparti dans le temps et sur l’ensemble des îles. L’amélioration de la qualité de l’offre, la formation des professionnels et l’accueil des visiteurs figurent parmi les priorités immédiates. Parallèlement, les Comores poursuivent leurs efforts pour obtenir une reconnaissance internationale de leur patrimoine naturel et culturel. L’inscription de Mohéli au Réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO en 2020 constitue une avancée majeure. D’importants travaux scientifiques et techniques ont été réalisés afin de préparer de futurs dossiers d’inscription au patrimoine mondial. En janvier 2025, une candidature officielle a été déposée pour un site culturel sériel, dont la proclamation est attendue en juillet 2027.
Le pays se positionne également comme une terre d’accueil pour les grands événements régionaux, notamment les Jeux des Îles de l’Océan Indien. Cet événement représente une opportunité stratégique pour accélérer les investissements dans les infrastructures touristiques, hôtelières et de transport. Plusieurs projets hôteliers sont en cours, représentant à terme entre 500 et 600 nouvelles chambres, en complément des établissements existants. Inscrite dans le Plan Comores Émergent 2030, la stratégie touristique repose sur la valorisation des avantages comparatifs du pays : biodiversité exceptionnelle, sites balnéaires, richesse culturelle et artisanale. Les investissements prioritaires concernent l’hébergement, l’écotourisme, le balnéaire et le patrimoine culturel. Des écolodges seront développés dans des zones à fort potentiel, tandis que les parcs nationaux du Karthala et de Mohéli feront l’objet d’aménagements écotouristiques structurants.
Les promoteurs de la destination Comores et les opérateurs du secteur tourisme misent aussi sur la valorisation du patrimoine culturel, la restauration de sites historiques, le développement de l’agrotourisme et du tourisme solidaire. Le développement du tourisme d’affaires complète cette vision globale. L’objectif affiché est clair, selon toujours le ministère de tutelle : positionner les Comores comme une destination touristique de référence dans l’océan Indien, génératrice de croissance économique durable et inclusive. Et force est en effet de constater que les projets touristiques se multiplient dans l'archipel à l'instar de l'ouverture récente du Naya Lodge, un charmant établissement hôtelier haut de gamme et écoresponsable niché dans la région de Galawa à Mitsamiouli.
"Chez Naya Lodge, nous croyons en une hospitalité qui allie luxe et responsabilité environnementale. Nous offrons un sanctuaire où bien-être, respect de la nature et expériences authentiques se rencontrent. Nos lodges conçus avec des matériaux durables et des technologies vertes, proposent un confort exceptionnel et des vues imprenables. Nos services incluent une restauration fine inspirée de la cuisine mondiale et une gamme d’activités culturelles et de loisirs enrichissantes. Chaque séjour dans notre établissement est une connexion profonde avec la terre et la culture locale", soutient le dirigeant de cet hôtel qui ne cache pas son optimisme quant à l'avenir du tourisme comorien.
