Face à l’aggravation de la pollution plastique et à ses impacts environnementaux, sanitaires et socio-économiques, les pays de l’océan Indien renforcent leur coopération régionale. Un atelier d’envergure a réuni dernièrement dix États membres de la Convention de Nairobi, marquant une étape décisive dans l’élaboration d’une stratégie régionale concertée contre la pollution plastique et les substances chimiques associées dans la région.
Cet atelier s’inscrit dans un contexte mondial où la pollution plastique constitue l’un des défis environnementaux les plus urgents. Les écosystèmes marins de l’océan Indien, riches mais fragiles, sont particulièrement exposés aux déchets plastiques issus des activités terrestres et maritimes. Ces pollutions menacent la biodiversité, les moyens de subsistance des communautés côtières, la pêche, le tourisme et la sécurité alimentaire. Conscients de ces enjeux, les États participants ont souligné la nécessité d’une réponse collective, coordonnée et adaptée aux réalités régionales.
Organisé conjointement par la Commission de l’océan Indien (COI) et la Convention de Nairobi, l’atelier qui s'est tenu à Maurice a bénéficié du soutien de l’Agence Française de Développement (AFD) et du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Il s’inscrivait dans le cadre de plusieurs initiatives complémentaires, notamment les projets ExPLOI, BRS et GEF ISLANDS, mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ces projets visent à renforcer la gouvernance environnementale, à réduire les pollutions marines et à promouvoir des solutions durables à l’échelle nationale et régionale.
Pendant plusieurs jours, les représentants des États membres, des organisations régionales et des partenaires techniques et financiers ont échangé leurs expériences, partagé les bonnes pratiques et identifié les principaux défis liés à la gestion des déchets plastiques et des produits chimiques. Les discussions ont porté sur l’harmonisation des politiques publiques, le renforcement des cadres réglementaires, l’amélioration des systèmes de collecte et de traitement des déchets, ainsi que sur la prévention à la source et la promotion de l’économie circulaire.
L’atelier a également permis de poser les bases d’une future stratégie régionale ambitieuse, alignée sur les engagements internationaux et adaptée aux spécificités de l’océan Indien. Cette stratégie vise à renforcer la coopération entre les pays, à mobiliser des financements durables et à impliquer l’ensemble des acteurs, y compris les collectivités locales, le secteur privé et la société civile. "En réunissant les États autour d’une vision commune, cet atelier régional constitue une avancée majeure vers une action collective efficace contre la pollution plastique. Il témoigne de la volonté des pays de l’océan Indien de protéger leurs océans et de construire un avenir plus durable pour les générations présentes et futures", a-t-on aussi rapporté.
