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COP12 | La Commission de l'Océan Indien au rapport

Selon la Commission de l'Océan Indien (COI), la douzième Conférence des Parties (COP12) de la Convention de Nairobi, organisée à Dar es Salaam, en Tanzanie, a permis de faire avancer la coopération régionale en faveur de la protection des écosystèmes marins et côtiers de l’océan Indien occidental. 


Selon la Commission de l'Océan Indien (COI), la douzième Conférence des Parties (COP12) de la Convention de Nairobi, organisée à Dar es Salaam, en Tanzanie, a permis de faire avancer la coopération régionale en faveur de la protection des écosystèmes marins et côtiers de l’océan Indien occidental.


La rencontre a réuni plus de 500 délégués issus des dix pays participants, d’organisations régionales et internationales, de la société civile, du secteur privé, de la jeunesse et de la communauté scientifique. Plus de trente partenaires ont également pris part aux échanges. Au cœur des travaux figuraient les pressions croissantes exercées sur les milieux marins : pollution plastique, rejets d’hydrocarbures, dégradation des habitats côtiers et nécessité de concilier exploitation des ressources et préservation de la biodiversité. Les discussions ont débouché sur l’adoption de deux instruments régionaux destinés à renforcer la coordination entre les pays riverains. La COP12 a notamment adopté une stratégie régionale de lutte contre la pollution plastique et les produits chimiques associés, ainsi qu’un plan régional de contingence pour faire face aux pollutions par les hydrocarbures. 


Ces deux instruments ont été élaborés avec l’appui direct de la COI, qui a joué un rôle de partenaire dans la préparation et la conduite de plusieurs initiatives. L’enjeu ne se limite pas à la réduction des déchets visibles sur les plages. Les pollutions marines affectent les habitats naturels, les ressources halieutiques et les activités économiques qui dépendent de la santé des océans, notamment la pêche et le tourisme. Leur gestion nécessite des réponses coordonnées, car les courants marins et les mouvements des navires ne s’arrêtent pas aux frontières nationales. Le plan de contingence doit ainsi contribuer à améliorer la préparation et la coopération en cas de déversement d’hydrocarbures. Son efficacité dépendra toutefois des moyens disponibles, de la capacité d’intervention des pays et de la mise en œuvre concrète des engagements pris.


La COI a également organisé ou coorganisé six événements parallèles consacrés à plusieurs enjeux environnementaux. Les échanges ont notamment porté sur la résilience des zones côtières, la lutte contre la pollution plastique, la gestion durable des pêches et la préservation des herbiers marins. La conférence a aussi été l’occasion de lancer le premier rapport régional consacré aux herbiers marins. Ces écosystèmes, souvent moins visibles que les récifs coralliens, jouent un rôle important dans le fonctionnement des milieux côtiers. Ils contribuent notamment à fournir des habitats à de nombreuses espèces et à stocker du carbone. La diffusion de connaissances scientifiques à l’échelle régionale constitue un levier pour mieux orienter les politiques publiques. Elle peut également faciliter le partage d’expériences entre pays confrontés à des problématiques similaires.


À l’issue de la COP12, Maurice a pris la tête du bureau de la Convention de Nairobi pour les deux prochaines années. Le pays accueillera la COP13 en 2028, une échéance qui coïncidera avec le soixantième anniversaire de son indépendance et avec sa présidence de la Commission de l’océan Indien. Cette double responsabilité offrira à Maurice une occasion de promouvoir les priorités environnementales régionales. Elle impliquera aussi de poursuivre le travail engagé pour traduire les stratégies adoptées en mesures concrètes. La mission de la COI à Dar es Salaam a bénéficié du soutien de l’Agence française de développement (AFD), du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et de l’Union européenne, dans le cadre des projets Horizon2030, RECOS, ExPLOI, Safe Seas Africa et SWIOP.