L'océan Indien est devenu l'un des espaces stratégiques les plus observés au monde.
Compétition entre grandes puissances, essor de
l'intelligence artificielle, transition numérique, souveraineté technologique,
cybersécurité, nouvelles routes commerciales, sécurité maritime ou encore
évolution des modèles économiques : les transformations s'accélèrent et
redessinent profondément les équilibres de la région.
Dans ce contexte, comprendre les dynamiques à l'œuvre exige
davantage qu'une simple veille de l'actualité. Cela suppose une capacité
d'analyse fondée sur une approche pluridisciplinaire, capable de croiser les
regards et les expériences.
Or, si une grande partie des travaux consacrés à ces enjeux
est produite par des centres de recherche et des institutions internationales
situés hors de la région, l'Observatoire des Dynamiques Stratégiques
Afrique–Océan Indien (ODS-AOI) revendique une démarche complémentaire. Sa
méthode repose sur la conviction que l'analyse stratégique gagne en pertinence
lorsqu'elle associe la recherche académique aux expertises de terrain.
Chercheurs, universitaires, dirigeants, journalistes,
spécialistes du numérique, professionnels de la communication, de la sécurité,
de l'intelligence économique ou encore des politiques publiques sont ainsi
appelés à contribuer aux travaux de l'Observatoire. Cette diversité de profils
constitue l'une des spécificités de l'ODS-AOI et traduit une volonté de
produire une analyse à la fois rigoureuse, opérationnelle et directement utile
à la décision.
« Les enjeux qui
concernent L ‘Afrique, Madagascar ou l'océan Indien sont largement étudiés par
des institutions internationales ou des centres de recherche étrangers. Cette
production est précieuse, mais il est tout aussi essentiel que le continent
Africain et la région oceanoindienne développe ses propres capacités d'analyse
et de prospective », explique le Dr Fabrice Lollia, fondateur de
l'Observatoire.
À travers l'ODS-AOI, son ambition est de proposer des
analyses indépendantes destinées aux dirigeants d'entreprise, aux
investisseurs, aux administrations publiques, aux organisations internationales
et aux acteurs de la société civile confrontés à des environnements de plus en
plus complexes.
Un collectif d'expertises
Le conseil scientifique est confié au Pr Christian Bourret, professeur émérite en sciences de
l'information et de la communication à l'Université Gustave Eiffel,
vice-président de CODATA France et directeur adjoint du laboratoire DICEN-IDF.
Figure reconnue des sciences de l'information, de l'intelligence économique et
des systèmes d'information, il apporte son expertise sur les transformations
des organisations et les nouvelles formes de circulation des connaissances.
Le comité éditorial accueille également le Dr Jean-Michel Valantin, spécialiste
des questions géopolitiques et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur
les interactions entre puissance, sécurité, ressources naturelles et changement
climatique. Ses travaux sur les recompositions géopolitiques contemporaines et
l ‘IA constituent aujourd'hui une référence dans le champ des études
stratégiques.
Autre universitaire reconnu, le Dr
Simon Ngono , maître de conférences à l'Université de La Réunion et
directeur du département Information-Communication, apporte son expertise sur
les médias, les espaces publics numériques et les souverainetés
informationnelles dans l'espace Afrique–océan Indien.
Le volet technologique est porté par le Dr Loua Maurica, docteur en informatique, ancien chercheur au CEA,
fondateur de la Haute École d'Informatique (HEI) de Madagascar et cofondateur
de la startup deeptech Birdia. Son expérience dans l'intelligence artificielle
et les technologies numériques vient renforcer les capacités d'analyse de
l'Observatoire sur les enjeux d'innovation et de souveraineté technologique.
Enfin, la dimension éditoriale et journalistique est assurée
par Patricia Andrinirina Ramavonirina,
journaliste senior et spécialiste de la communication institutionnelle, qui met
son expérience de la presse et des relations médias au service de la diffusion
des travaux de l'Observatoire.
Le Dr Fabrice Lollia,
fondateur de l’ODS-AOI, est également membre du comité éditorial. Son parcours
articule recherche en sciences de l’information et de la communication,
expérience opérationnelle en sûreté organisationnelle, intelligence économique,
communication stratégique et accompagnement des organisations.
Produire une intelligence stratégique régionale et continentale
Son originalité tient à sa méthode : croiser la recherche
scientifique, l’expertise de terrain, l’expérience journalistique et
professionnelle, ainsi que l’analyse prospective. Cette approche permet
d’aborder les grands enjeux contemporains au-delà des silos disciplinaires, en
tenant compte des réalités locales, des dynamiques régionales et continentales,
ainsi que des recompositions globales.
Les premiers travaux de l’Observatoire porteront sur l’océan
Indien, avec une première thématique consacrée à la sécurité numérique à
Madagascar.
Pour son fondateur, le Dr Fabrice Lollia, la création de
l’ODS-AOI répond à une conviction : « Dans
un environnement où l’information est abondante mais fragmentée, la véritable
valeur réside dans la capacité à produire une analyse indépendante,
contextualisée et directement utile à la décision. »
Un outil d'aide à la
décision pour les acteurs publics et privés
Depuis Madagascar, l'ODS-AOI entend contribuer à une
meilleure compréhension des dynamiques régionales et continentales en proposant
une lecture transversale des transformations qui traversent l'Afrique et
l'océan Indien. Son approche prend en compte les réalités locales, les
interdépendances régionales ainsi que les évolutions internationales qui
façonnent l'environnement des décideurs.
À travers ses analyses, dossiers thématiques, entretiens et
notes de prospective, l'Observatoire souhaite mettre à la disposition des
dirigeants d'entreprise, des investisseurs, des administrations, des organisations
internationales et de l'ensemble des acteurs publics et privés des clés de
compréhension permettant d'anticiper les mutations, d'éclairer les choix
stratégiques et de renforcer la qualité de la décision.
