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COMORES - PARCS NATIONAUX | Dialogue public-privé

Les Parcs nationaux des Comores souhaitent faire de la richesse naturelle de l'archipel un véritable moteur de développement économique. C'est dans cette perspective qu'une réunion de concertation s'est tenue le 30 juin à l'hôtel Itsandra Beach, réunissant le ministère de l'Environnement chargé du Tourisme, les responsables des Parcs nationaux, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et les représentants du secteur privé.


Les Parcs nationaux des Comores souhaitent faire de la richesse naturelle de l'archipel un véritable moteur de développement économique. C'est dans cette perspective qu'une réunion de concertation s'est tenue le 30 juin à l'hôtel Itsandra Beach, réunissant le ministère de l'Environnement chargé du Tourisme, les responsables des Parcs nationaux, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et les représentants du secteur privé. 


Placée sous le thème « Potentialités économiques et opportunités d'investissements liées aux solutions fondées sur la nature », cette rencontre visait à renforcer le dialogue entre les acteurs publics et privés afin de promouvoir des investissements conciliant développement économique et préservation de l'environnement. Ouvrant les travaux, le ministre de l'Environnement chargé du Tourisme, Aboubacar Ben Mahamoud, a qualifié cette concertation d'étape importante dans les relations entre son département, les Parcs nationaux et les opérateurs économiques. Selon lui, cette initiative s'inscrit pleinement dans les ambitions du Plan Comores émergent, qui fait de la diversification de l'économie, du développement du secteur privé ainsi que de l'économie bleue et verte des axes prioritaires de la stratégie nationale de développement.


Le ministre a rappelé que les aires protégées couvrent aujourd'hui près de 25 % du territoire terrestre des Comores et environ 6 % des espaces marins. Loin d'être un frein au développement, ces espaces doivent, selon lui, devenir des leviers de croissance durable. Il a notamment mis en avant le potentiel de secteurs tels que l'écotourisme, la pêche durable, l'aquaculture et l'agroécologie, capables de générer des emplois décents tout en contribuant à la préservation des ressources naturelles. Il a ainsi invité les investisseurs privés à privilégier des projets créateurs de valeur locale et favorisant les savoir-faire nationaux. Le représentant résident du PNUD aux Comores, Luca Monge Roffarello, a salué cette première rencontre réunissant les gestionnaires des aires protégées et le secteur privé autour d'une même vision. Pour lui, la protection de la biodiversité et le développement économique ne sont pas incompatibles, mais au contraire complémentaires. 


Le représentant onusien  a réaffirmé l'engagement du PNUD en faveur de la conservation de la biodiversité comorienne, notamment à travers son appui aux Parcs nationaux et au projet Blue Green Island, qui place les solutions fondées sur la nature au cœur de son action. Il a a également rappelé les nombreux atouts naturels dont disposent les Comores. L'archipel abrite notamment le cœlacanthe, le volcan Karthala, la roussette de Livingstone, des récifs coralliens relativement préservés, plus de 30 000 montées annuelles de tortues marines ainsi que le passage saisonnier de centaines de baleines à bosse. Autant de richesses qui offrent, selon lui, des perspectives importantes pour développer une économie bleue et verte fondée sur une exploitation durable des ressources.


Pour le directeur général des Parcs nationaux des Comores, Fouad Abdourabi, cette rencontre avait également pour objectif de présenter au secteur privé les nombreuses opportunités économiques offertes par les six Parcs nationaux répartis sur les îles de Ngazidja, Mwali et Ndzuani. Il a cité plusieurs filières prometteuses à développer de manière durable, notamment le tourisme, la pêche, l'agroalimentaire et les mécanismes innovants de financement. Parmi les secteurs à fort potentiel figure celui de la langouste, dont la production annuelle est estimée entre 12 000 et 20 000 tonnes. Les échanges ont aussi permis de mettre en lumière plusieurs obstacles freinant les investissements. Les opérateurs privés ont notamment évoqué le manque de laboratoires de contrôle, l'absence de certifications pour les produits destinés à l'exportation ainsi que les difficultés liées à la transformation des produits agricoles. Le cas des épices, notamment la cardamome, illustre ces limites : faute d'infrastructures adaptées, une partie des produits commercialisés aux Comores provient de Madagascar ou de Dar es Salaam avant d'être reconditionnée et revendue sur le marché local.


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