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MAYOTTE - HOTELLERIE | Les chiffres de l’Insee

Un an après le passage du cyclone Chido, le secteur de l’hébergement touristique à Mayotte continue de subir les conséquences de cette catastrophe naturelle. Selon les dernières données de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la fréquentation des hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme a reculé en 2025, tandis que le taux d’occupation des chambres a paradoxalement progressé.


Un an après le passage du cyclone Chido, le secteur de l’hébergement touristique à Mayotte continue de subir les conséquences de cette catastrophe naturelle. Selon les dernières données de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la fréquentation des hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme a reculé en 2025, tandis que le taux d’occupation des chambres a paradoxalement progressé.


Entre février et novembre 2025, le nombre de nuitées enregistrées dans les établissements ouverts a diminué de 14 % par rapport à la même période en 2024. Cette baisse s’explique principalement par la réduction de l’offre d’hébergement disponible sur l’île. En décembre 2025, le parc hôtelier mahorais comptait 15 hôtels, dont seulement trois classés trois ou quatre étoiles, ainsi que deux résidences hôtelières. Ensemble, ces 17 structures totalisent 378 chambres, soit une capacité d’accueil inférieure de 20 % à celle observée avant le cyclone. Cette diminution est notamment due aux dégâts causés par Chido. Huit établissements n’ont pu rouvrir que partiellement en raison de chambres encore inutilisables. Dans certains cas, la capacité d’accueil reste amputée de plus de 30 % par rapport à la situation d’avant-cyclone. 


Au total, ces établissements proposent encore 53 chambres de moins qu’en novembre 2024. Par ailleurs, trois structures ouvertes avant la catastrophe demeurent fermées à ce jour. La capacité d’hébergement se concentre principalement dans la commune de Mamoudzou, qui représente 44 % du parc disponible, tandis que Petite-Terre accueille 29 % des chambres et Grande-Terre hors Mamoudzou 27 %. Le tissu hôtelier mahorais demeure composé majoritairement de petites structures : quinze établissements disposent de moins de 40 chambres, tandis que seulement deux grandes structures concentrent à elles seules 40 % de la capacité totale de l’île.


Malgré cette contraction de l’offre, le taux d’occupation des chambres a fortement progressé. Entre février et novembre 2025, il atteint en moyenne 79 %, soit six points de plus qu’à la même période de l’année précédente. Le niveau le plus élevé a été observé en février avec 89 % d’occupation, alors même que la capacité disponible était la plus faible. Cette hausse s’explique largement par la présence de personnels venus de l’extérieur de l’île pour participer aux opérations de secours, de reconstruction et de maintien des services publics. Professionnels de santé, gendarmes, policiers, militaires ainsi que membres d’organisations non gouvernementales ont constitué une clientèle importante pour les établissements d’hébergement. Selon l’Insee, les nuitées dites « d’affaires » représentent ainsi 62 % de l’ensemble des nuitées enregistrées en 2025.


Au total, les hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme ont comptabilisé 149 500 nuitées entre février et décembre 2025. Si ce chiffre demeure inférieur à celui de 2024, il témoigne néanmoins d’une activité soutenue dans un contexte exceptionnel marqué par les besoins liés à la reconstruction du territoire. Parallèlement, le trafic aérien affiche une dynamique positive. L’aéroport Marcel Henry a accueilli 461 500 passagers en 2025, soit une hausse de 9 % par rapport à l’année précédente. Classé au 27ᵉ rang des aéroports français, outre-mer compris, il confirme son rôle stratégique dans l’acheminement des personnels et des moyens mobilisés pour accompagner le redressement de Mayotte après le cyclone Chido.