À l’occasion de la première édition du GEM Connect 2026, le gouvernement malgache a réaffirmé sa volonté de poursuivre les réformes économiques destinées à renforcer la compétitivité du pays et à améliorer l’environnement des affaires. Devant les représentants du secteur privé, les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs membres du Gouvernement, le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aimé Ramiarison Herinjatovo , a présenté les principales orientations du Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) 2026.
Cette rencontre, organisée sous le haut patronage de la primature, s’inscrit dans une dynamique de dialogue renforcé entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques. Dans un contexte marqué par la nécessité de soutenir la croissance tout en consolidant les finances publiques, le gouvernement a tenu à rassurer les opérateurs économiques sur la stabilité de ses orientations budgétaires. Le Ministre de l’Économie et des Finances a notamment indiqué qu’aucune réduction budgétaire n’était envisagée dans le cadre du PLFR 2026. Cette précision vise à conforter les investisseurs et les entreprises quant à la continuité des projets publics et des engagements de l’État. Il a également insisté sur l’importance du respect des délais dans la préparation et la présentation des lois de finances, considérées comme des outils essentiels de prévisibilité économique et de bonne gouvernance.
Parmi les mesures annoncées, la suppression de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) de 20 % appliquée aux intérêts des crédits bancaires figure parmi les réformes les plus attendues par le secteur privé. Cette disposition devrait contribuer à réduire le coût du financement pour les entreprises et les ménages, facilitant ainsi l’accès au crédit et encourageant davantage l’investissement productif. À l’inverse, une taxation de 5,5 % sur le riz de luxe sera introduite dans le but de renforcer les recettes publiques tout en préservant les produits de consommation courante.
Les échanges ont également mis en lumière la nécessité de consolider la confiance entre l’État et le secteur privé. Considéré comme le principal moteur de la création de richesses et d’emplois, le secteur privé est appelé à jouer un rôle central dans la transformation économique du pays. Le Gouvernement a ainsi réaffirmé sa détermination à poursuivre les réformes visant à simplifier les procédures administratives, à favoriser l’investissement et à améliorer l’attractivité de Madagascar auprès des investisseurs nationaux et étrangers.
La lutte contre la corruption a occupé une place importante dans les discussions. Les autorités ont rappelé leur engagement à renforcer la transparence dans les secteurs stratégiques, notamment les impôts et les douanes. Dans cette optique, la mise en place prochaine d’un registre central des bénéficiaires effectifs a été annoncée. Ce dispositif permettra de mieux identifier les véritables propriétaires des entreprises et de limiter le recours à des sociétés écrans à des fins illicites, contribuant ainsi à renforcer l’intégrité du système économique. La rencontre a également été marquée par la signature d’une convention de collaboration entre le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM) et Transparency International Initiative Madagascar. Cet accord illustre une volonté commune de promouvoir la transparence, l’éthique et la bonne gouvernance au sein de l’écosystème économique national.
"À travers ces différentes initiatives, le gouvernement réaffirme sa conviction que la transformation économique de Madagascar repose sur la continuité des réformes, le renforcement de la confiance des investisseurs et la promotion d’une gouvernance exemplaire. Un chantier ambitieux qui exige du temps, de la persévérance et une mobilisation collective pour bâtir une économie plus compétitive, plus résiliente et plus inclusive au service du développement durable du pays", a-t-on aussi fait savoir.
