Unique paquebot transatlantique encore en service, il incarne une certaine idée de la traversée au long cours, mêlant élégance, tradition et découverte. En janvier 2026, le Queen Mary II a entrepris un tour du monde de 108 nuits, reliant les Amériques, l’Asie, l’Afrique et l’Europe dans une odyssée maritime que la compagnie Cunard qualifie d’exceptionnelle. L'île Maurice figure parmi les escales choisies.
Dès les premières semaines, le voyage s’est distingué par des moments historiques. Le 24 janvier, le navire a franchi pour la première fois les nouvelles écluses du canal de Panama, élargies en 2016 pour accueillir des bâtiments de plus grande taille. Quelques jours plus tard, il faisait escale à Los Angeles, marquant un retour attendu après dix-sept ans d’absence. L’événement a été d’autant plus marquant que le paquebot a retrouvé sur place son illustre prédécesseur, le Queen Mary, pour la première fois depuis deux décennies. Le voyage ne se limite pas à une succession d’escales prestigieuses : il porte également une dimension culturelle affirmée. À Sydney, le 4 mars, l’écrivaine Anna Funder a dévoilé à bord une lettre adressée au monde, soulignant la vocation intellectuelle et artistique de cette traversée hors norme. Cette initiative illustre la volonté de Cunard de faire du voyage une expérience enrichissante, bien au-delà du simple tourisme.
Le 27 mars, le paquebot a poursuivi son périple en faisant escale à Singapour, après plusieurs jours de navigation depuis Hong Kong et le Vietnam. Les passagers ont été conviés à un gala prestigieux au Marina Bay Sands, symbole du raffinement contemporain asiatique. Cette escale a parfaitement illustré l’ADN du voyage : une alliance entre l’héritage maritime britannique et la sophistication des grandes destinations internationales. Le cap a ensuite été mis vers l’Afrique, avec une étape à Port-Louis. L’inclusion de l’île Maurice dans cet itinéraire prestigieux confirme son statut de destination incontournable du tourisme haut de gamme. Accueillir le Queen Mary 2 représente bien plus qu’une simple escale : c’est une reconnaissance de son attractivité dans le cercle fermé des destinations d’exception prisées par une clientèle internationale exigeante.
Après cette parenthèse dans l’océan Indien, le navire prévoir de poursuivre sa route vers Durban puis Le Cap, avant de remonter la côte atlantique. L’itinéraire inclut également Walvis Bay, Dakar, ainsi que des escales européennes comme Cadix, avant de rejoindre son port d’attache à Southampton le 30 avril. Ce tour du monde 2026 dessine ainsi une cartographie du voyage d’exception, reliant des lieux emblématiques aux identités fortes : des prouesses d’ingénierie du canal de Panama aux paysages côtiers de l’Afrique australe, en passant par les métropoles asiatiques et les îles de l’océan Indien. Plus qu’un itinéraire, il incarne une philosophie : celle du temps long, du voyage contemplatif et du raffinement.
