À Antananarivo, l’ouverture du CEO Summit 2026, organisée au Novotel Alarobia la semaine passée, a été marquée par l’intervention de Ylias Akbaraly. Devant un public composé de décideurs économiques et politiques venus de toute la région de l’océan Indien, l’entrepreneur a partagé une vision axée sur le rôle central des entreprises dans le développement économique.
Dès les premières minutes de son discours, il a insisté sur l’importance du secteur privé comme moteur de croissance. Selon lui, aucune transformation économique durable ne peut être envisagée sans des entreprises solides, capables d’investir, d’innover et de s’adapter à un environnement en constante évolution. Dans cette perspective, il a encouragé les acteurs économiques locaux à renforcer leur compétitivité en misant sur la croissance interne, l’innovation et l’ouverture aux marchés internationaux.
Dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue, Ylias Akbaraly a également mis en garde contre le risque de voir les richesses locales captées par des groupes étrangers mieux structurés. Pour répondre à cet enjeu, il a plaidé pour l’émergence de grandes entreprises régionales capables de rivaliser à l’échelle internationale. Ces « champions » régionaux, selon lui, doivent jouer un rôle structurant en soutenant la croissance, en favorisant l’intégration économique et en stimulant l’innovation. Toutefois, il a tenu à nuancer cette ambition en soulignant que ces entreprises ne doivent pas bénéficier de protections excessives. Leur développement doit reposer sur la performance, la transparence et une concurrence saine.
Une telle approche permettrait d’éviter les dérives telles que les monopoles ou les privilèges injustifiés, tout en garantissant un environnement économique équilibré. Un autre point central de son intervention a concerné les obstacles à l’intégration régionale. Malgré des potentialités importantes, les économies de l’océan Indien restent fragmentées. Les lourdeurs administratives, les contraintes réglementaires et les difficultés de circulation des biens et des personnes constituent autant de freins au développement des échanges. Sur ce plan, Ylias Akbaraly a appelé à des réformes concrètes visant à simplifier les procédures et à faciliter les interactions économiques entre les pays de la région.
La question du financement a également occupé une place importante dans son discours. Le développement d’entreprises capables d’opérer à l’échelle régionale nécessite des ressources financières adaptées. Il a ainsi souligné la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement modernes et structurés, susceptibles de soutenir les projets ambitieux et d’accompagner la croissance des entreprises. L’accès au capital, souvent limité dans les économies émergentes, apparaît comme un levier déterminant pour renforcer la compétitivité. Au-delà des aspects économiques, l’intervention a mis en avant une vision plus globale du développement. Ylias Akbaraly a défendu un modèle de capitalisme équilibré, ancré localement mais ouvert sur le monde. Ce modèle repose sur des principes de bonne gouvernance, de responsabilité et de vision à long terme, indispensables pour assurer une croissance durable et inclusive.
Le CEO Summit 2026 s’inscrit dans cette dynamique en réunissant chaque année les principaux acteurs économiques de la région. Cette plateforme de dialogue permet d’identifier les défis communs et de proposer des solutions concrètes pour améliorer la compétitivité et renforcer l’intégration régionale. À travers ce type d’initiatives, les participants cherchent à construire une vision partagée du développement économique dans l’océan Indien, en s’appuyant sur des entreprises fortes, responsables et tournées vers l’avenir.
