Les Seychelles se construisent un avenir énergétique plus durable et résilient avec le lancement du Programme d'accélération des énergies renouvelables des Seychelles (REAP), appuyé par la Banque mondiale. Au cours des sept prochaines années, le programme soutiendra la transition énergétique du pays en développant les énergies renouvelables, en réduisant l'intensité carbone et en mobilisant les investissements du secteur privé grâce à la modernisation du réseau, aux réformes réglementaires et à une assistance technique ciblée.
Selon la Banque mondiale, les investissements dans l'infrastructure du réseau permettront l'intégration des énergies renouvelables intermittentes, tandis que les instruments financiers contribueront à lever les obstacles et à mobiliser les capitaux privés. Parallèlement, le programme fournira une assistance technique pour développer un portefeuille de projets d'énergies renouvelables bancables, améliorer le cadre réglementaire, réduire les risques liés aux projets et renforcer les capacités institutionnelles des organismes sectoriels. REAP devrait également créer des emplois durables tout au long de la chaîne de valeur énergétique, de la gestion des infrastructures et des réseaux aux services et à la planification énergétiques.
REAP s'inscrit dans le cadre de Mission 300 , une initiative menée par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui vise à connecter 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne à l'électricité d'ici 2030. Ce programme arrive à un moment crucial pour les petits États insulaires en développement comme les Seychelles, particulièrement vulnérables aux changements climatiques et aux chocs économiques externes. « Le programme REAP témoigne de l’engagement de notre gouvernement en faveur d’un avenir énergétique plus propre et plus résilient », a fait savoir le ministère seychellois de l’Agriculture, du Changement climatique et de l’Énergie . « Il soutient nos objectifs nationaux de modernisation du réseau électrique, de développement des énergies renouvelables et de réduction de notre dépendance aux combustibles importés . »
Financé à hauteur de 35 millions de dollars par des ressources concessionnelles et non concessionnelles, REAP marque la toute première opération de prêt de l'institution dans le secteur de l'énergie aux Seychelles. La première phase comprend un financement de 12,5 millions de dollars du Fonds vert pour le climat, par le biais du mécanisme SRMI-Resilience (Initiative pour la résilience des énergies renouvelables durables et l'atténuation des risques), via le Programme d'assistance à la gestion du secteur de l'énergie (ESMAP), et un cofinancement de 8 millions de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).
« Ce programme représente une étape décisive pour les Seychelles », a indiqué pour sa part la représentation de la Banque mondiale aux Seychelles. « En investissant dans les infrastructures d’énergie propre, le REAP contribuera à réduire les vulnérabilités budgétaires et à améliorer la sécurité énergétique de la population seychelloise . » En s’appuyant sur l’expertise, les ressources financières et les outils de gestion des risques combinés du Groupe de la Banque mondiale – notamment la Société financière internationale et l’Agence multilatérale de garantie des investissements –, cette initiative contribue à créer un climat d’investissement plus attractif pour le secteur privé. Parallèlement, elle renforce les institutions locales et crée un environnement propice à la transition des Seychelles vers un avenir plus durable et résilient.
